Paludisme
Le Paludisme reste l’une des maladies les plus meurtrière en Afrique, avec une évolutions marquée par une hausse des cas ces dernière années, malgré les efforts de lutte.
Des chiffres alarmants publiés par l’OMS
Selon le dernier rapport annuel de l’Organisation mondiale de la santé publié en décembre 2025, on estime à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès en 2024, dont environ 95 % concentrés dans la Région africaine. Par rapport à 2023, cela représente une hausse de 9 millions de cas supplémentaires et 12 000 décès de plus. Les enfants de moins de cinq ans représentaient quelque 75 % des décès dus au paludisme dans la Région africaine. Les pays les plus touchés restent le Nigeria, la République démocratique du Congo et le Niger, qui concentrent à eux seuls près de la moitié des décès mondiaux liés à cette maladie.
Des obstacles persistants à la prévention
Malgré les avancées scientifiques, l’accès aux outils de protection reste inégal selon les pays et les régions. La résistance croissante des moustiques aux insecticides et celle du parasite aux traitements antipaludiques compliquent la lutte sur le terrain. L’investissement total dans la lutte contre le paludisme s’est élevé à 3,9 milliards de dollars en 2024, loin de l’objectif de plus de 9 milliards. Les coupes dans l’aide internationale, notamment celles initiées par les États-Unis en début d’année, font craindre une aggravation de la situation dans les pays les plus vulnérables.
Des espoirs avec les vaccins et les nouvelles moustiquaires
Des avancées concrètes existent néanmoins. Une vingtaine de pays africains ont intégré le vaccin antipaludique recommandé par l’OMS dans leur programme national de vaccination infantile, une initiative qui devrait sauver des dizaines de milliers de vies chaque année. Les nouvelles générations de moustiquaires imprégnées, plus efficaces contre les moustiques résistants, représentaient 78 % des moustiquaires livrées en Afrique subsaharienne en 2023. Ces outils prometteurs doivent cependant être accompagnés d’un financement stable et d’une volonté politique affirmée pour produire un impact réel sur les populations les plus exposées.
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