Quand les objets retrouvent une nouvelle vie

Dans un petit marché du quartier Bonas dans l’arrondissement de Yaoundé II, la vente des outils de seconde main est une activité qui prend de l’ampleur au fil des années et attire de plus en plus les clients.
Dès l’entrée du marché, une atmosphère particulière se dégage. Les odeurs de cuir vieilli, de bois ancien, et parfois même de vieux livres remplissent l’air. Les étals sont colorés, garnis d’une multitude d’objets : bouloir, faire à repasser, lits, ventilateurs, plaque à gaz, sacs, téléviseur, ordinateur frigo… Une ambiance règne dans le marché, des négociations, des rires et des conversations animées entre vendeurs et acheteurs. « Venez me tromper », une façon pour les vendeurs d’appeler les clients. Des clients nombreux et pressés à la fois, qui se marchent entre eux, ou chacun vient acheter ce dont il a besoin. « Venez par ici madame, j’ai tout ce dont vous avez besoin, c’est chez moi qu’on retrouve tout », déclare un vendeur à une cliente.
Des objets étalés à même le sol, et d’autres posés sur des tables, c’est chaque vendeur qui cherche à impressionner. « C’est moi qui ait vu tout ce dont vous avez besoin, c’est chez moi qu’on retrouve tout », déclare un vendeur à une cliente. Des objets étalés à même le sol, et d’autres posés sur des tables, c’est chaque vendeur qui cherche à impressionner. « C’est moi qui ait vu tout ce dont vous avez besoin, c’est chez moi qu’on retrouve tout », déclare un vendeur à une cliente.
« Ça fait déjà 5 ans que je vends ici, tout le monde me connaît car les objets que je vends sont très solides et durables », explique Victor un papa de 72 ans. « Tous ces objets que je vends, sont des objets jetés que les autres ont jetés que je ramasse souvent dans les poubelles, que j’arrange ensuite pour revendre aux clients », poursuit-il.
Dans ce marché atypique, il est possible de trouver des objets d’occasion que les vendeurs achètent à bas prix pour venir revendre à un prix plus élevé. « J’achète ma marchandise chez les étudiants en difficulté qui ont besoin d’argent, pour venir revendre à un prix élevé. Moi même quand j’ai beaucoup de problèmes, je prends certaines choses chez moi comme le fer à repasser, la bouteille à gaz, que je viens revendre afin de résoudre mes problèmes. Je ne suis pas régulier ici », explique Franck T, brocanteur.
Un business risqué…
Cependant, dans ces outils de seconde main vendus dans les marchés sont souvent autre fois des objets volés. Voilà pourquoi il est important de demander une facture après chaque achat. S’il n’y a pas de facture, il est préférable de ne pas acheter l’article, afin d’éviter les nuisances. « J’avais été victime d’un vol à Ekounou, où on avait volé mon téléviseur et mon frigo que j’étais venu reconnaître au marché de Bonas où j’ai dû appeler la police. C’était vraiment une chance pour moi », narre Richard. Cette vente des outils de seconde main occasionne de nombreuses brouilles aux clients. « J’ai fait 6 mois de prison à cause d’un téléphone volé que j’avais acheté très chère en plus. Depuis ce jour, j’ai décidé de ne plus jamais acheter les objets de seconde main, que ce soit avec facture ou pas je préfère d’aller à la boutique et d’acheter ce qui est neuf », confie Alain, d’un ton colérique.
« Ces vendeurs même sont des voleurs, ils vendent également en ligne, et ils exposent juste des petites choses à l’extérieur, comme les bouloirs et les ventilateurs. Quand tu viens acheter ils te demandent si tu veux autres choses comme le frigo, ou la télévision, ou ils vont te conduire dans une autre pièce plus cachée pour te vendre ces choses volées », explique Marie. Il est donc essentiel de sensibiliser les acheteurs à l’importance de vérifier l’origine des biens qu’ils achètent et d’encourager des pratiques commerciales transparentes et responsables pour prévenir la circulation de biens volés.
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